Sur les 40 questions de l’examen civique, 12 sont des mises en situation. Elles décrivent un cas concret — à la mairie, à l’école, au travail, dans le voisinage — et demandent quelle attitude est conforme aux principes et aux lois de la République. Elles se révisent autrement que les questions de connaissances.
1. Pourquoi ces questions font échouer
Une question de connaissances se prépare en retenant une information. Une mise en situation, elle, demande d’appliquer un principe à un cas particulier. Les réponses proposées sont souvent toutes plausibles au premier abord : l’une est conforme à la loi, les autres reflètent une réaction spontanée, une habitude ou une idée reçue.
2. Les pièges les plus fréquents
Le piège de la « bonne intention »
Une réponse peut sembler généreuse ou arrangeante tout en étant contraire à la règle. Par exemple, accepter qu’un enfant ne suive pas un enseignement obligatoire pour faire plaisir à sa famille : l’intention est bienveillante, mais l’instruction et les programmes s’appliquent à tous les élèves.
Le piège de la justice personnelle
Face à un conflit (voisin bruyant, litige avec un commerçant), les réponses du type « régler le problème soi-même » sont à écarter. La réponse attendue passe par le dialogue, la médiation, puis les autorités ou la justice.
Le piège de la neutralité mal comprise
La laïcité impose la neutralité à l’État et aux agents publics, pas aux usagers dans l’espace public en général. Confondre les deux conduit à de mauvaises réponses : un usager peut exprimer ses convictions dans le respect de la loi ; un agent du service public, dans l’exercice de ses fonctions, doit rester neutre.
Le piège de l’autorité mal identifiée
Qui décide ? Le maire, le conseil municipal, le préfet, le Parlement ? Beaucoup d’erreurs viennent d’une confusion entre institutions. Réviser le rôle de chaque échelon (commune, département, région, État) évite ces pièges.
3. La méthode en trois questions
Avant de répondre, posez-vous trois questions :
- Quel principe est en jeu ? Égalité, laïcité, liberté, sécurité, respect des institutions.
- Qui est compétent ? Un particulier, une administration, un élu, la justice.
- Quelle réponse respecte la loi pour tout le monde ? Écartez les réponses qui créent une exception ou une discrimination.
4. Entraînez-vous
Voir la réponse
Réponse A : toute discrimination fondée sur le sexe est interdite, dans le secteur public comme dans le secteur privé. La collègue peut notamment saisir le Défenseur des droits.
Voir la réponse
Réponse B : le dialogue d'abord, puis les recours prévus (médiation, syndic, forces de l'ordre en cas de tapage nocturne). On ne se fait pas justice soi-même.
Pour voir d’autres exemples corrigés, consultez 40 questions de l’examen civique : exemples et corrigés.
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5. Questions fréquentes
Combien y a-t-il de mises en situation à l'examen civique ?
12 questions sur 40. Les 28 autres sont des questions de connaissances.
Comment réviser les mises en situation ?
En partant des principes (égalité, laïcité, respect de la loi et des institutions) et en s'entraînant sur des cas concrets avec une explication du raisonnement.
Sources : service-public.gouv.fr et textes officiels · mise à jour 2026. Application indépendante, non affiliée au ministère de l'Intérieur.




